5 choses à savoir sur Jean-Michel Basquiat

Jean-Michel Basquiat, artiste américain, a récemment eu une de ses œuvres atteindre un prix record aux enchères, soit le deuxième prix jamais atteint dans le domaine de l’art contemporain. Fils d’un père haïtien et d’une mère portoricaine américaine, Basquiat a commencé à peindre des graffiti dans le Lower-Manhattan, à la fin des années 70. En quelques années, il devient l’un des leaders du mouvement néo-expressionniste qui a prospéré dans les années 1980.

Malgré une carrière très courte, Basquiat est devenu un des artistes les plus en vogue du XXe siècle. L’héritage de Jean-Michel Basquiat est défini autant par la tragédie du génie condamné que par son travail. Ses peintures, ses dessins emblématiques, son interprétation de l’identité noire en Amérique ont constitué une partie importante de l’explosion artistique de New York au début des années 80.

Le 12 août 1988, âgé de 27 ans, il est retrouvé mort dans son appartement à NoHo, à Manhattan, après avoir perdu son combat contre la dépendance à l’héroïne.

Jean-Michel Basquiat by Andy Warhol – 1982

1. «Untitled» vendu pour 110,5 millions de dollars chez Sotheby’s

Jean-Michel Basquiat -Untitled – 1982

«Untitled» a établi le record de la seconde peinture la plus chère, jamais achetée lors d’enchères, le 18 mai 2017. Tableau peu connu de Basquiat, il a été vendu en 1984 pour 19 000 $.

Son heureux propriétaire est un japonais nommé Yusaku Maezawa, magnat dans le commerce électronique. Il aurait déclaré envisager de prêter la peinture dans le monde entier avant de devenir la pièce maîtresse de son musée dans sa ville natale de Chiba.

Avec cette vente, Basquiat rejoint le panthéon des artistes les plus chers de l’histoire, aux côtés de Pablo Picasso, Alberto Giacometti, Andy Warhol et Francis Bacon.

 

2. « SAMO »

SAMO – Graffiti

L’un des premiers projets artistiques de Jean-Michel a été SAMO, une collaboration autour du graffiti, avec son ami et ancien camarade Al Diaz. Les deux amis taguent dans tout Manhattan SAMO (« Same Old Shit ») dans des lieux stratégiques, à proximité de galeries et musées pour attirer l’attention.

 

3. L’art et la musique

 

The Irony of the Negro Policeman – 1981

L’ascension de Basquiat a coïncidé avec l’émergence du hip-hop, et son travail a donné lieu à des thèmes similaires. Sa peinture de 1981, « The Irony of the Negro Policeman », a fait écho aux messages des groupes NWA et Public Enemy.

 

4. Basquiat & Warhol

 

Jean Michel Basquiat and Andy Warhol collaboration – 1985

Ami avec Andy Warhol, Basquiat est entré, au milieu des années 1980, en résidence à la Factory. L’atelier d’Andy Warhol était aussi un lieu de résidence, de création et c’est ici qu’il a produit ses œuvres pop art. Les deux amis ont tenu une exposition de leur travail collaboratif en 1985. Mais l’exposition n’a pas rencontré le succès escompté, malgré leur renommée combinée.

 

5. L’anatomie

 

Boy and Dog In A Johnny Pump – 1982

Renversé par une voiture, à l’âge de 6 ans, Basquiat subit une ablation de la rate. Durant sa guérison, sa mère lui offre une copie du livre Gray’s Anatomy. Le manuel médical aura une profonde influence sur lui, il nommera d’ailleurs son groupe de musique Gray, en référence au livre.

 

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