Ceux qui sont attentifs au marché économique du Moyen-Orient sauront que les “paris sûrs” habituels tels que le pétrole et l’or ne sont pas en forme actuellement. Avec un prix du baril de pétrole de plus en plus faible au fil des années et un marché surchargé, le brut (or et pétrole) n’a plus autant la cote. Les économies nationales du Moyen-Orient et notamment l’Arabie Saoudite cherchent à diversifier leurs investissements et à trouver différentes façon de générer des revenus. En effet, l’économie de l’Arabie Saoudite est essentiellement dépendante du pétrole avec 90% des revenus qui sont issus de cette activité.

Si c’est une mauvaise nouvelle pour certains, c’est une opportunité pour d’autres !

En ce temps de crise, il est intéressant d’entendre que l’Arabie Saoudite – avec les autres pays du Moyen-Orient – se tournent vers le marché de l’art contemporain. «Le marché de l’art contemporain du Moyen-Orient évolue à mesure que les richesses personnelles et les connaissances croissantes en matière d’investissement convergent. Le nombre croissant de musées, de foires, de galeries, de fonds d’art et de «conseillers» indique un intérêt régional croissant pour l’art », écrit Hussein Shobokshi, chroniqueur renommé pour la Gazette Saoudienne.

Fait intéressant, il ajoute: «Pendant un long moment, l’art a été ridiculisé au Moyen-Orient mais comme un hasard, il est en train d’émerger non seulement comme un jalon de culture mais aussi économiquement.”

Il semble y avoir un changement culturel vers l’art contemporain dans la région. Selon la BBC, cela provient davantage de la population féminine et de ses relations professionnelles avec des investisseurs privés, ce qui contribue à leur indépendance et à s’exprimer de manière créative.

Les bâtiments anciens et restaurés deviennent des destinations culturelles au large de la côte d’Abu Dhabi, tandis que les artistes contemporains travaillent même avec des chefs célèbres pour changer la perception de l’art de la région. L’art contemporain contribue également à souligner les problèmes sociaux dans le Golfe, comme le gaspillage de nourriture.

La créativité se mélange également bien avec business au Moyen-Orient. The Fine Art Fund London a son siège social à Dubaï, et le chief executive Philip Hoffman prédit que la région MENASA (Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie du Sud) est destinée à une explosion sur le marché de l’art.

Le fait que le Moyen-Orient, qui dépend de la production pétrolière depuis plusieurs décennies, s’investisse dans l’art contemporain est une nouvelle fantastique, non seulement pour la scène contemporaine mondiale, mais aussi pour les jeunes artistes africains. C’est un âge où ils peuvent se vendre globalement comme jamais auparavant, grâce à la croissance imparable des réseaux sociaux.

Le fait que le Moyen-Orient découvre lentement un marché secondaire en plein essor, autour d’artistes contemporains émergents, n’est pas seulement un investissement impressionnant à long terme, mais aussi un ajout créatif à toute collection. Accédez tôt et construisez une collection d’un artiste contemporain émergent, et vous pourrez célébrer des retombées énormes de la prochaine icône mondiale de l’art.

 

 

 

Source : https://maddoxgallery.co.uk/investment/middle-east-investing-contemporary-art/

 

Beya Gille Gacha, artiste franco-camerounaise, s’inspire de sa famille multiculturelle et nomade pour créer des sculptures et des installations, qui abordent d’une manière contemporaine et personnelle le perlage, technique ancestrale de différentes cultures d’Afrique. Multidisciplinaire, Beya travaille en lien avec ses sculptures sur des courts métrages et des photographies pour appréhender ses sujets sous différents angles.

Nous sommes partis à la rencontre de cette artiste hypersensible et incroyablement talentueuse.

Venus Nigra – Beya Gille Gacha

Que veux tu exprimer et par quel moyen ?

Je me considère comme une artiste engagée. Multidisciplinaire, j’utilise la création plastique et les arts visuels et numériques pour exprimer autant les incohérences, les injustices, que pour révéler le beau, le sublime … J’ai un côté double, je peux être très sombre et très critique ou user de candeur et d’optimisme dans mes travaux, mais chaque œuvre aborde des thématiques dans l’optique d’améliorer la société.

Certaines œuvres trouvent leur inspiration dans des vécus ; l’expérience de certaines situations me pousse à réfléchir dans un sens plus large à leurs impacts dans la société, leurs racines puis leurs conséquences. C’est un peu comme si, après qu’une difficulté me soit tombée dessus, je prenais du recul, et cherchait à définir si elle est vécue par d’autres, si elle est systémique, et, auquel cas, loin d’être un simple et malheureux hasard, c’est une piste de réflexion sérieuse.

Coupe les bras – Beya Gille Gacha

Ainsi, dans mon processus de création, j’écris premièrement mes réflexions, mes « pensées », puis je conçois toujours une œuvre centrale, une sculpture ou une installation qui symbolise le sujet, et enfin je développe tout autour des créations annexes qui illustrent plus en profondeur ma réflexion ; Ces 3 pôles forment l’œuvre générale tout en pouvant s’utiliser séparément, selon le contexte et ce que je veux y exprimer.

Depuis l’année dernière, et après une certaine période de recherches, je présente des sculptures perlées, autour desquelles je développe des vidéos, de l’audio, des photographies ou des images numériques.

 

Pourquoi choisir ce moyen d’expression ?

La perle ? J’ai grandit dedans. Bamileke de part ma mère, c’est un art ancestral qui est extrêmement riche en productions. Les œuvres et le mobilier perlés Bamileke font parti de mon environnement depuis toujours. Une de mes tantes tâche d’ailleurs au Cameroun de préserver et perpétuer ce savoir-faire traditionnel qui malheureusement risque de disparaître. De mon côté, je me suis éloignée de la technique de mes ancêtres, et j’aborde le perlage d’une manière personnelle et contemporaine, surtout au niveau du sens : perler un objet, c’était davantage pour montrer sa richesse, comme si on l’avait recouvert d’or ; je perle des individus pour souligner leur richesse en tant qu’être humain, car toute vie a une valeur.

Pour les productions annexes, je reprends souvent le principe des mèmes que l’on trouve en abondance sur les réseaux sociaux. De cette manière, je mets en parallèle ou en confrontation le travail minutieux et long de la sculpture, correspondant à la complexité de la vie, avec la fugacité de notre environnement actuel, accentué par l’univers virtuel, qui n’en est pas moins devenu une autre réalité.

O.B.16.05.1994 – Beya Gille Gacha

Quels sont tes combats et tes engagements ?

Ils sont tellement nombreux ! Comme dudit, ma plus grande lutte est celle contre l’injustice, donc mes combats et mes engagements sont presque infinis. Cependant le choix des thématiques de mes productions nait d’abord d’un besoin d’exorciser des traumas à travers mon travail ; de fait, je ne peux me vouer pleinement à tous les sujets que je souhaite aborder sans m’être d’abord libéré de certaines chaînes. Ainsi, j’aborde énormément l’africanité, ou le fait d’être noire ou métisse dans le contexte occidental puis international.

Je porte également ma voix de femme, dans une société mue par les privilèges, responsables de nombre d’inégalités et de violences. Et puis je m’exprime aussi simplement en tant qu’être humain, car je tiens à souligner que j’ai été un être humain avant d’être une femme, et avant d’être noire.

On en arrive à un quatrième thème que j’utilise particulièrement ces temps ci : l’enfance. L’enfance prend une grande part dans ma réflexion car c’est à cette époque de nos vies que nous nous construisons. C’est un combat de lutter contre le formatage et les pressions exercées par le monde adulte, qui nous font perdre cette pureté de l’enfance, au sein de laquelle il n’existe aucune différence malsaine entre l’un et l’autre. Il n’y a que l’émerveillement.

Tends la Main – Beya Gille Gacha

Quels sont tes prochains projets ?

Je souhaite développer l’édition numéro 2 de DES GOSSES, une action artistique montée avec deux jeunes artistes et complices : Baye Dam Cissé et Neals Niat. Cette action vise à questionner la société en assumant notre regard d’enfant, avec les questionnements potentiellement pris comme insolents que ce regard induit. Je prévois également quelques voyages sur le continent, mais je suis surtout en période de création : je développe souvent différentes séries en même temps, notamment une dont les 3 premières œuvres ont été exposées le mois dernier ; il s’agit de la série IDENTITÉS #1.

Je me plais à découvrir et mettre en avant des personnalités, et cette première série s’axe sur de jeunes afro-descendants dont les parcours d’excellence sont contre-clichés des représentations habituelles de la jeunesse noire. J’ai une longue liste de modèles à présenter ce qui fait de ce projet celui sur lequel je me concentre le plus !

K.A. 24.01.1991 – vue de profil – Beya Gille Gacha

 

Retrouvez Beya, très bientôt dans notre galerie !

L’art africain a été pendant bien longtemps considéré uniquement comme de l’art antique et traditionnel. Cependant, au cours des 40 dernières années, les artistes africains modernes ont cherché à apporter les qualités de la tradition à l’art actuel tout en recherchant un forum dans la communauté artistique mondiale.

Aujourd’hui, l’art contemporain africain est sur le devant de la scène et jouit d’une notoriété grandissante, attirant de plus en plus les collectionneurs.

Si l’investissement dans l’art est un placement plaisir par excellence, l’art n’en demeure pas moins un marché à risque, souvent soumis aux effets de mode. Garder en tête, qu’il faut investir avant tout en fonction de ce que l’on aime !

Qu’est-ce que l’art contemporain africain ?

Il n’est pas aisé de donner une définition à l’art contemporain. Cependant, il peut déjà être situé dans le temps, il comprend l’ensemble des oeuvres produites depuis 1945 à nos jours, il succède ainsi à l’art moderne qui s’étend de 1850 à 1945.

Barthelemy-Toguo_Deluge-VI-2016-Encre-sur-papier-maroufle-sur-toile-200-x-200-cm-W19485-Courtesy-Galerie-Lelong-Paris

Contrairement à l’art africain ancien, qui était souvent limité par la disponibilité matérielle régionale, les artistes contemporains du continent utilisent une variation de méthodes, de sujets et de matériaux pour s’exprimer. Réalisant que le continent africain est la genèse de l’histoire humaine, les valeurs passées et les cultures régionales deviennent la base des styles modernistes. Le résultat est une forme d’art fascinante qui parle au spectateur de la tourmente actuelle tout en évoquant un passé culturel riche. Une telle illustration ne peut pas être définie comme un seul style. Les artistes contemporains africains ont utilisé une variété de matériaux, de formes et de styles pour refléter le maquillage complexe des cultures et des traditions africaines. Les symbolismes et les sens anciens sont combinés avec des messages modernes sur la capacité d’un continent à survivre et à prospérer au milieu des bouleversements politiques et sociaux.

Certains même disent que l’art contemporain se diffère des autres périodes d’art parce que l’observateur est chargé de compléter l’histoire.

Voici ce que vous devriez connaître avant d’investir dans l’art contemporain africain

Recherchez des expositions

Avant d’investir dans l’art contemporain africain, renseignez-vous sur les expositions, qui lui sont dédiées. Observer les différentes caractéristiques des oeuvres présentes dans une collection commune, vous permettra d’avoir une meilleure idée dans quel type d’oeuvre africaine investir.

Avant de rencontrer différents experts d’art africain, ayez une idée du type d’oeuvre dont vous êtes particulièrement intéressé. Si vous êtes à la recherche de peintures modernes, de dessins, d’édition, de masques modernes et revisités ou de sculptures, l’art contemporain africain est certainement fait pour vous !

Abdoulaye Konate – Brésil 1 Guarani – 2015.

Trouvez la bonne galerie d’art africain

Investir dans l’art contemporain africain peut être risqué. Il y a tellement d’artistes qu’il est particulièrement difficile de savoir sur qui investir et si cela peut être apprécié ou au contraire déprécié. En vous référant à des consultants d’art africain de confiance, vous serez en capacité d’avoir une solide recommandation qui est basée sur la connaissance du marché. Travailler avec la bonne galerie est une priorité essentielle pour investir.

Obtenir des informations de premier plan

Une fois que vous avez choisi vos galeries, obtenez des informations clés avec leur équipe d’experts. Faites-leur savoir que vous recherchez des pièces africaines rares disponibles sur le marché. Les galeries sont à la recherche constante de pièces contemporaines rares. Ils peuvent aussi avoir un vaste réseau d’experts en art africain qui les alerte sur les meilleures pièces qui deviennent disponibles. Cela peut inclure les maisons aux enchères, les musées, les autres galeries ou même les membres et employés des familles d’artistes contemporains africains. Si l’équipe d’experts est la première à savoir quand des oeuvres, qui peuvent vous intéresser sont disponibles, vous voudrez figurer dans leur liste.

Allez à contre-courant

L’art contemporain africain est aussi connu pour défier toutes les attentes. Si vous cherchez à ajouter quelque chose de spectaculaire dans votre collection privée, cherchez l’oeuvre qui vous correspond le mieux. Laissez parler votre sensibilité et privilégiez un coup de coeur. Vous pouvez également choisir une oeuvre qui vous fait penser à la direction artistique de l’artiste recherché. Ensuite, apprenez autant que vous pouvez sur l’oeuvre acquise, afin de connaître son origine et l’histoire qui se cache derrière celle-ci.

Source : https://www.galeriemichael.com/blog/exhibitions/read-investing-contemporary-art/

La scène artistique africaine est en pleine ébullition depuis quelques années. Et vous avez pu le voir, ce printemps est un printemps aux couleurs de l’Afrique. Nous revenons donc avec vous, sur les 5 artistes africains les mieux cotés sur le marché.

Outil indispensable pour les acteurs du marché de l’art contemporain, le rapport Africa Art Market 2015, nous donne son classement des artistes contemporains les plus en vue du continent africain.

Julie Mehretu

Connue dans le monde entier pour ses peintures de grand format, Julie Mehretu emporte le spectateur dans un tourbillon de couleurs et de formes. Les points de départ du travail de Mehretu sont l’architecture des villes, en particulier les environnements urbains densément peuplés du XXIe siècle. Ses toiles superposent des façades, des portiques, des colonnes avec un schéma géographique tel que des cartes de ville, plans de construction vu de multiples perspectives, à la fois aérienne, transversale et isométrique.

Julie Mehretu -Immanence – Encre et polymere synthétique sur toile – 2004

Julie Mehretu est née à Addis-Abeba, en Éthiopie, en 1970 et travaille à New York. Elle est l’une des artistes les plus importantes et prometteuses de sa génération. Après avoir obtenu un Master of Fine Arts à la Rhode Island School of Design, elle participe de 1998 à 1999 à une résidence au Musée des Beaux-Arts de Houston, pour s’installer définitivement à New York.

 William Kentridge

Surtout connu pour ses dessins, estampes et films d’animation construits en filmant ses propres dessins, William Kentridge a également travaillé sur des productions théâtrales. Son travail a été exposé dans le monde entier depuis les années 90, en Allemagne, à New York à Paris en passant par le Brésil. En 2010, il reçut le prestigieux prix de Kyoto en reconnaissance de ses contributions dans le domaine des arts et de la philosophie.

William Kentridge -Série Heads – Collage, gouache et fusain sur papier – 1997

William Kentridge est né à Johannesburg en 1955, issu d’une famille d’avocat, l’artiste sud-africain n’était pas prédestiné à rentrer dans le monde de l’art. Après une licence de sciences politiques et d’étude africaine, il décide d’étudier avec l’artiste Bill Ainslie. Toujours engagé contre l’apartheid, Kentridge a cherché à comprendre la violence de son pays.

Vous pouvez voir une sélection de ses œuvres jusqu’au 28 août 2017 à la Fondation Louis Vuitton.

 

 

Marlene Dumas

Marlene Dumas est une artiste sud-africaine, aujourd’hui basée à Amsterdam. Elle est considérée comme l’artiste la plus prolifique de Hollande. Née en 953 au Cap, Marlene Dumas crée des œuvres figuratives inspirées par des souvenirs personnels et une variété d’imprimés, coupure de journaux et magazine, lettres, peintures flamandes. Travaillant principalement l’huile sur toile et l’encre sur le papier, ses sujets ont souvent porté sur les nouveau-nés, les personnages issus de la culture populaire.

Marlene Dumas – Genetieseheimwee – 1984

« J’aimerais que mes peintures soient comme des poèmes. Les poèmes sont comme des phrases, qui ont enlevé leurs vêtements. Le Beat et le rythme du poème en font sa signification. Comment les mots se déplacent sur la page. La poésie est l’écriture, qui respire, qui laisse des espaces vides afin qui nous puissions lire entre les lignes. » Marlene Dumas*.

 

Brahim El Anatsui

Le sculpteur El Anatsui d’origine ghanéenne est un artiste internationalement acclamé. Basé au Nigéria, El Anatsui transforme de simples matériaux en assemblages complexes, créant un impact visuel distinctif. Des morceaux de métal tissés, des capsules sont minutieusement pliées et cousues les uns avec les autres pour créer une draperie, tapisserie, une sculpture qui défie la catégorisation. La réutilisation et la transformation des matériaux expriment un besoin intrinsèque de se connecter à son continent et à établir des liens entre la consommation, les déchets et l’environnement.

El-Anatsui – Earth Developing More Roots – 2011

En 2015, il reçoit le prix du Lion d’Or à la Biennale de Venise pour l’ensemble de sa carrière. Présent dans de nombreuses expositions internationales, El Anatsui a exposé notamment dans deux Biennales de Venise en 1990 et 2007. Il est également présent dans les collections publiques du Metropolitan Museum of Art à New York, au Centre Pompidou à Paris, au musée Kunstpalast à Düsseldorf et bien d’autres dans le monde.

Plus récemment son œuvre EARTH DEVELOPING MORE ROOTS a été le best-seller de la première vente aux enchères consacrée à l’art contemporain africain, organisée par Stoheby’s. Nous vous en parlions précédemment : Pour lire l’article c’est ICI

Jacob Hendrik Pierneef

Jacob Hendrik Pierneef avait une façon unique de capturer le paysage sud-africain, considéré comme le meilleur des anciens maîtres de paysages sud-africains, le peintre portait un amour profond à son pays. Son style immédiatement identifiable se concentre principalement sur la peinture de la région du Gauteng. Pierneef simplifiait le paysage et créait des structures géométriques en utilisant des plans plats, des lignes et des couleurs pour représenter l’harmonie et l’ordre de la nature. Cela a donné lieu à des vues ordonnées et souvent monumentales du paysage inhabité avec des contrastes très spectaculaires entre la lumière naturelle et les zones ombragées. L’arbre Acacia caractéristique qui est devenu connu comme l’arbre Pierneef domine la majorité de ses paysages.

Jacobus Hendrik Pierneef – Scene

Jacob Hendrik Pierneef est né en 1886 à Pretoria de parents néerlandais. Il fut exposé pour la première fois en 1902, mais c’est véritable en 1913, qu’il fut considéré comme un génie. En 1920 il présente lors d’une exposition majeure à Pretoria plus de 300 œuvres dans différents médiums. Il meurt en 1957.

 

 

Source :
https://www.africartmarket.today/
*http://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/marlene-dumas-image-burden/introduction

Pour la première fois, MoneyGram international Awards 2017 récompensait la meilleure entreprise française de la diaspora et c’est avec une grande fierté que Arts Design Africa a reçu ce prix.

Le prix MoneyGram Awards a été créée en Italie en 2009, il s’agit à ce jour du seul prix mettant à l’honneur l’excellence des entreprises dirigées par des entrepreneurs issus de la diaspora. Pour cette année 2017, MoneyGram Awards devient international et s’ouvre pour la première fois à ces voisins français, allemand et anglais.

Notre fondatrice Julie Abisségué a reçu à Rome ce 25 mai dernier, un prix qui récompense le concept inédit et innovant de la galerie digitale Arts Design Africa.

Retour en image :

La maison de vente aux enchères Sotheby’s a organisé pour la première fois une vente dédiée à l’art contemporain africain. Plus de 115 œuvres venues de 14 pays différents ont été rassemblées. Arts Design Africa revient pour vous sur cette vente.

Cheri Samba – Une vie non ratée (a successful life) -1995

La première vente d’art contemporain africain a eu lieu le 16 mai à Londres, totalisant plus de 3 millions d’euros, battant ainsi le record détenu par Bonhams en 2016 avec une vente générant 1.6 £. Sur les 116 lots présentés, 79 ont été vendus.

Le best-seller de cette vente a été sans trop de surprise l’œuvre EARTH DEVELOPING MORE ROOTS, de l’artiste ghanéen El Anatsui. Une majestueuse sculpture de capsule et fil de cuivre. Estimée entre 650,000 — 850,000 £, l’œuvre est partie pour 728,750 £ (soit 848,699 €).

El Anatsui – Earth Developing More Roots – 2011

Suivi par la peinture à l’huile d’Irma Stern, SUNFLOWERS, datant de 1942, qui était estimé entre 350 000 et 550 000 £ pour être acheté à 416 750 £.

Irma Stern – Sunflowers – 1942

L’œuvre CRASH WILLY de Yinka Shonibare MBE, achetée à 224 750 £ dépasse son estimation haute fixée à 180 000 £.

Yinka Shonibare Mbe – Crash Willy

La sculpture WORLD OF ITS HIND LEGS du sud-africain, William Kentridge a également dépassé son estimation haute à 90,000 £, pour atteindre 125,000 £.

William Kentridge – World on its hind legs-2010

Hanna O’Leary, responsable du département de l’art africain moderne et contemporain chez Sotheby’s confirme une demande exponentielle de son domaine d’expertise tant par les collectionneurs du continent africain que les internationaux. Ce rendez-vous de l’art contemporain africain se tiendra une ou deux fois par an.

La maison Piasa s’est aussi spécialisée dans la thématique de l’art africain avec une vente tenue à Paris le 20 avril dernier.

Cette tendance se consolide avec le soutien institutionnel, avec actuellement à Paris, l’exposition en trois parties de l’art africain à la Fondation Louis Vuitton, avec y compris des œuvres de la collection de Jean Pigozzi. Et la foire 1:54 qui se tiendra pour la première fois à Marrakech et la seconde édition de AKAA à Paris.

Pour consulter tous les résultats de la vente :

http://www.sothebys.com/en/auctions/2017/modern-contemporary-african-l17801.html#&page=all&sort=lotSortNum-desc&viewMode=list

http://www.piasa.fr/origines-trajectoires-lll-art-contemporain-africain-et-de-la-diaspora

La Biennale de Venise est sans aucun doute un évènement international majeur dans le monde de l’art contemporain. L’édition ouvre ses portes, du 9 mai au 22 novembre, sous la curation de Christine Macel. Le magazine 10and5 a sélectionné pour vous 8 artistes à (re)découvrir.

 

Abdoulaye Konaté – Mali

Abdoulaye Konate – Brésil 1 Guarani – 2015.

L’artiste, basé à Bamako, travaille autour d’installations à base de textile de son pays. Les tissus tissés et teints sont cousus dans des compositions abstraites, qui honorent la tradition de l’Afrique de l’Ouest. Sa démarche artistique explore les questions environnementales et sociopolitiques affectant le Mali et au-delà de ses frontières. La guerre, la religion, la globalisation, la lutte du pouvoir, les changements écologiques et le SIDA sont des thèmes abordés par l’artiste.

Abdoulaye présente son œuvre Brésil (Guarani) lors de l’exposition principale de la biennale, « Viva Arte Viva ». Sur une installation de 7 mètres, l’artiste réunit les similitudes culturelles entre le peuple Guarini et les tribus maliennes.

 

Hassan Khan – Égypte

Il fait partie des artistes les plus jeunes de cette Biennale. Exposé au pavillon de l’Égypte, l’artiste britannique, basé au Caire, travaille autour du son, de la vidéo, de la chorégraphie et de la performance. Il s’inspire de ses expériences vécues durant son enfance dans la bouillonnante ville du Caire pour créer des travaux conceptuels, construisant des récits autour des citoyens de la ville, de ses traits et phénomènes.

 

Moataz Nasr – Égypte

Lui aussi est exposé au pavillon de l’Égypte. L’exposition primée de l’artiste, This Too Shall Pass, se concentre sur le symbolisme qui intègre des commentaires sociaux. Sa démarche varie entre installation, vidéo et sculpture, comme de peintures. Le besoin de maintenir une connexion avec son pays d’origine est la principale thématique de son art. Au-delà de l’Égypte, Moataz s’efforce de retranscrire les tourments qui affectent le continent.

 

Victor Ehikhamenor – Nigéria

Né à Udomi-Uwessan au Nigéria, Victor Ehikhamenor est un artiste et écrivain récompensé. Sa démarche artistique mêle peinture, dessin, photographie, sculpture, installation et aussi un travail unique de perforations sur papier. Son art reflète les traditions spirituelles, qui ont imprégné son éducation entre catholicisme et religion traditionnelle Edo.

Ehikhamenor présente, au pavillon nigérian, The Biography of the Forgotten. Une œuvre à grande échelle, fusionnant des formes abstraites avec une sculpture traditionnelle inspirée de l’art classique du Bénin, exprimant les conséquences du colonialisme sur le patrimoine culturel.

 

Peju Alatise – Nigéria

 

Peju Alatise – Flying Girls – 2017 – Credit: pejualatise.com

Artiste pluridisciplinaire, Peju Alatise est membre du Smithsonian Institute of African Art. Ce poète adresse les questions de genre, de race, de politique et de culture dans sa démarche et confronte les problèmes sociétaux, que rencontrent les femmes dans les pays en développement.

Les références à la religion Yoruba sont identifiables tout au long de son travail pour commémorer son héritage ethnique. Son œuvre Flying Girls donne vie à huit filles ailées à taille humaine. Peju Alatise s’inspire d’une jeune fille de 10 ans, travaillant comme femme de ménage à Lagos, s’imaginant une réalité où elle serait libre de voler.

 

Qudus Onikeku – Nigéria

Qudus Onikeku choisit la chorégraphie et la dance pour s’exprimer. Son style s’apparente à une fusion entre danses, acrobaties s’inspirant de la philosophie traditionnelle Yoruba.

Qudus Onikeku expose Right Here, Right Now, une trilogie de films. Son travail est une enquête sur la mécanique de la mémoire du corps et sa relation avec la conscience nationale.

 

Younes Rahmoun – Maroc

 

Younes Rahmoun – Markib Misbah – Imane Fares gallery, Paris, France.

Younes Rahmoun représente le Maroc. Son art englobe installation, dessin, nouvelles technologies et multimédia. Son travail est issu d’une recherche personnelle sur la signification de la vie, qui conduit à une histoire plus large de spiritualité et beaucoup plus universelle.

 

Dana Whabira – Zimbabwe

Aussi bien architecte que artiste, Dana Whabira adopte une approche multidisciplinaire au travers d’installation, d’intervention spatiale, de peinture sculpturale et de photographie. Cette artiste dirige son regard vers l’actualité, la littérature, la philosophie et le théâtre, véritable source d’inspiration.

 

Source : http://bit.ly/2qhbULm

Originaire de Kinshasa (République Démocratique du Congo), Aza Mansongi vit et travaille au Cameroun à Douala. Passionnée par le dessin depuis toujours, elle intègre l’académie des Beaux-Arts en 1996 pour se consacrer à la peinture sur chevalet. Ses œuvres interpellent sur la condition humaine contemporaine dans un quotidien parfois difficile. Partez à la découverte de l’univers de Aza Mansongi.

 

Son parcours

Passionnée depuis sa plus tendre enfance par le dessin et la peinture, Aza Mansongi s’est toujours battue pour avancer et évoluer tout en trouvant son identité.

Avec le soutien de son père, Aza Mansongi intègre les Beaux-Arts de Kinshasa et découvre une nouvelle épreuve de la vie : être une femme peintre dans un milieu majoritairement masculin. Sa passion pour cette orientation lui permettra de combattre les préjugés et l’absence d’encouragement, qui pèsent au quotidien.

« S’améliorer, toujours se battre pour avancer dans mon travail est mon objectif. Trouver son identité, sa personnalité est un travail de longue haleine. Nous n’atteignons jamais la perfection, alors il ne faut jamais relâcher ses efforts et avancer pour toujours évoluer. »

Aujourd’hui, Aza Mansongi est installée à Douala au Cameroun. S’installer à l’étranger a été une opportunité pour cette artiste, qui s’est plongée dans une nouvelle culture. Elle en est certaine, vivre au Cameroun, est un plus, une source de richesse et d’inspiration tant personnel, que professionnel. Ce voyage de découverte, loin de sa famille et de ses proches, lui a permis de grandir et de la rendre plus forte. Aza Mansongi est aussi plus assagie et mûre de cette expérience.

Attente - Aza Mansongi
Oxygène - Aza Mansongi
Sa peinture

Des années de travail lui ont permis de forger son style, sa façon de peindre. Il suffit d’un regard sur une toile pour comprendre que Aza Mansongi se cache derrière.

Sa peinture est un savant équilibre de formes se combinant. En jouant sur les couleurs et les matières, Aza met en scène des hommes et des femmes bien souvent en groupe et interpelle la condition humaine contemporaine. Ces personnages dégagent un sentiment de joie et de fête, dans un quotidien parfois difficile que connaît l’Afrique. Si le quotidien peut être dur, on y trouve toujours une once d’espoir et d’optimisme.

« Je me réfère à la vie autour de moi. L’être humain ne peut pas vivre seul. Il crée sans cesse un équilibre. On a toujours besoin de l’autre, sinon on ne peut pas avancer. L’Afrique est pour moi mon berceau, ce continent traverse des périodes dures, malgré ces épreuves les gens sont joyeux et profitent de l’instant. Quelles que soient les difficultés, il est indispensable de rester positif, aucune situation n’est éternelle. Je me bats contre le pessimisme, qui empêche de croire. Rien n’est impossible, nous décidons du futur. Nous faisons l’avenir. »

Sa devise

La patience est la passion

« On peut transcender les difficultés, avec la passion on ne voit pas les difficultés. L’art est un métier et chaque jour, on peut améliorer son travail et s’enrichir. Chaque jour je travaille pour assouplir ma main, faciliter le mouvement, l’expression. Cette rigueur forge en continu mon identité. »

Conquête - Aza Mansongi

Arts Design Africa a choisi le mois de la femme pour vous présenter Fawzi Brachemi. Cet artiste algérien pluridisciplinaire, a choisi la peinture pour montrer la femme orientale dans sa diversité et telle qu’il la voit. Ses peintures nous invitent à voyager et à réfléchir sur des corps et des visages devenus paysage et pure géométrie. Rencontre avec Fawzi Brachemi dans son atelier :

 

Vision de la vie. Fawzi Brachemi

Vous dessinez depuis que vous êtes enfant, vos premiers dessins ont été publiés dans la presse algérienne, alors que vous n’aviez que 16 ans. Comment passe-t-on d’illustrateur, de dessinateur de presse, à peintre ? En quoi ces précédentes expériences ont-elles influencé votre travail actuel ?   

Le dénominateur commun entre le graphisme, l’illustration et le dessin de presse, c’est le dessin, et la première étape de mon travail est toujours le dessin. Je trace, je dessine, ensuite, je peins.

De prime abord, le dessin satyrique paraît simple. En réalité, c’est un dessin qui est très élaboré. A l’exception peut-être du dessin qui doit reproduire  une actualité sur le vif, l’illustration, comme le graphisme sont un travail méticuleux dont le dessin reste la base incontournable.

Le dessin de presse, de même que l’illustration, ont l’avantage de « parler » à un très large public, alors que la peinture, elle, semble s’adresser à un public plus averti, amateur d’arts, connaisseur.

La femme est au centre de vos peintures, la femme à plusieurs facettes. Vous lui donnez une place d’honneur dans des peintures où le corps devient paysage dans une parfaite géométrie avec un travail exigeant de la couleur. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre démarche artistique ?

En effet, la femme, dans sa diversité, est ma principale source d’inspiration… Peut-être est-ce parce que  j’ai toujours vécu entouré de femmes, dans une société où sa place était prépondérante, le cœur de la famille. Dans mon enfance, l’Algérie était une colonie française. À cette époque mes grands frères étaient absents et mon père incarnait une autorité qui imposait un dialogue très mesuré. Alors que les femmes de la maison me prodiguaient soins et attention, elles étaient « mon univers ».

Plus tard, à l’adolescence, fortement attaché à cet environnement, la curiosité m’a poussé à m’intéresser à leur « singularité », à leur histoire.  Protégé par le cocon familial, on ne perçoit pas les chagrins, les douleurs, tant dans les rapports hommes-femmes, que les souffrances sociales… C’est en parlant avec elles que j’ai commencé à percevoir les sensibilités, les forces, les blessures cachées. Mon regard, ma perception se sont élargis quand je me suis émancipé de ma famille. Alors, les filles de mon âge ne parlaient pas. En revanche, leurs mère aimaient raconter leurs joies, leurs peines, leurs souvenirs, leurs espoirs… Plus tard, j’ai lu le livre d’une auteure marocaine, Fatima Mernissi, « Le Harem politique », qui a été une vraie rencontre car ce livre a été déterminant dans mon approche et la compréhension que je pouvais avoir de la construction de notre société.

À cette époque coloniale, notre éducation était double. Nous étions à la fois de culture musulmane et de culture occidentale. Après l’indépendance, cette jeune nation avait laissé les femmes s’émanciper. Elles avaient participé à la révolution, nous avions nos héroïnes…  Mais cette extraversion n’a duré que quelques années, et puis, les femmes sont retournées dans l’ombre, pour longtemps.

Le « monde » féminin est tellement riche à mes yeux ; il y a la femme que l’on vénère, sa mère d’abord, puis l’amante, celle qui se bat, celle qui n’est que douceur… Toutes sont pour moi un souffle, une inspiration sans fin, un amour que je traduis en dessinant, en peignant des corps et des visages…

Prière – Fawzi Brachemi

En arrivant en France, dans les années 90, j’ai voulu continuer le travail commencé en Algérie. J’ai quitté un pays en pleine guerre civile, et, parler de la femme dans un contexte religieux me paraissait essentiel. Je l’ai fait dans une BD qui n’a pas trouvé d’écho auprès d’éditeurs français.
Trop polémique, ou provocateur,  je pense.
Alors, je me suis interrogé sur la façon dont je pourrais parler et montrer la femme orientale. La peinture a été ma réponse, le support de ma pensée…

Mes couleurs ont aussi des senteurs de Méditerranée, ensoleillées, multiples, chatoyantes… Je me rappelle les femmes travaillant aux champs, les couleurs vives de leurs vêtements, de la nature, les parfums qui exhalaient d’une nature généreuse…  Ce sont tous ces souvenirs qui entrent en symbiose et imprègnent ma peinture.

Mon travail s’inspire aussi de ma passion pour le graphisme, le design, la photographie que j’ai pratiqués à différentes périodes de ma vie active. Il m’en reste l’attachement et la recherche de la précision dans le dessin, mes traits sont élaborés et précis. D’ailleurs, ce que l’on appelle « la force du geste » ou « la beauté du geste spontané » n’a pas de sens pour moi.

Larme de sang – Fawzi Brachemi

Vous souhaitez affirmer votre identité africaine, « être africain dans son sens le plus large et le plus noble ». Comment cela se traduit-il ?

L’Afrique est en effet  bien plus riche que toutes les images que l’on voit à profusion dans les médias, famine, guerre, sous-développement… Certes cela existe, mais au-delà de ces drames, la noblesse de l’Afrique c’est aussi son histoire, en particulier son histoire précoloniale. Pour ressentir cette richesse, il faut plonger au cœur, dépasser les clichés réducteurs. L’économie africaine s’est nourrie des échanges nombreux qu’elle a entretenus tant avec les pays arabes, notamment l’Egypte, qu’avec les pays européens. Elle a produit des civilisations riches sur le plan économique, brillantes sur le plan culturel, avec un savoir-faire des hommes qui nous impressionnent pour peu que l’on veuille s’y intéresser…

On a l’image de ces griots qui débitent des histoires incroyables… mais ces hommes sont de vraies bibliothèques vivantes qui nous ont transmis l’histoire d’un continent, la vision d’un monde… C’est cette Afrique qui me porte et m’inspire.

Auriez-vous un événement, une exposition d’art contemporain africain à nous conseiller pour 2017 ?

J’expose au Centre Culturel Algérien au mois de mai 2017, avec, pour thème central, la femme dans toute sa diversité… telle que je la vois.

Avez-vous une devise ?

« Point d’humanité sans les femmes ! ».

Fawzi Brachemi

Pour en savoir plus :

Découvrez la page de l’artiste : fawzibrachemi.com

Pour acquérir une oeuvre de l’artiste Fawzi Brachemi => merci de visiter la galerie de Fawzi

La 5ème édition de la Cape Town Art Fair (CTAF) revient du 17 au 19 février 2017 au Centre de Conventions Internationales du Cap. Considérée comme la première foire artistique d’Afrique, la CTAF regroupera les plus grandes galeries d’Afrique du sud, du continent africain et de l’étranger.

 

 

La Cape Town Art Fair a d’ambitieux projets pour cette 5ème édition :

  • Présenter les nouvelles tendances de l’art émergeant en Afrique et de sa diaspora. Faire découvrir des nouveaux talents aux collectionneurs et faciliter les relations entre les galeries, les collectionneurs et les institutions.
  • Créer un environnement favorable à la création, mais aussi construire une économie durable pour le marché de l’art en développant les compétences et le professionnalisme, tout en encourageant l’innovation.
  • Faire tomber les barrières en éduquant le public pour impliquer le plus grand nombre dans les arts et la création.

 

L’attrait de Cape Town Art Fair est sans aucun doute grâce à sa vision, son contenu et son placement sur le continent africain. Grâce à son patrimoine culturel et sa beauté, le Cap est une destination incontournable tant pour les professionnels du monde de l’art que pour les collectionneurs. Tumelo Mosaka, le nouveau commissaire de la foire, présentera plus de 70 galeries avec une grande diversité de travail.

Zoom sur 5 artistes émergeants du continent participant à l’évènement Tomorrows/Today :

Tomorrows/Todays rassemble de nouvelles voix provocatrices exposant leur regard sur les réalités actuelles. Chaque talent émergeant du continent africain et de la diaspora aura une présentation en solo, un prix sera remis lors de la clôture de la foire.

Maurice Mbikayi

Né à Kinshasa, République démocratique du Congo, Mbikayi pense à travers la métamorphose des âges : la forme, la puissance, le style, la subjectivité à travers le temps. L’artiste utilise des pièces informatiques en matériau de base pour les transformer et les remodeler en article à la mode qui rappellent un cyber-citoyen. L’accent est mis sur les valeurs esthétiques et les significations de l’identité numérique en relation avec la mode comme une analogie et l’impact qu’elle a en particulier sur la société congolaise.

 

NDOTO YA BABA. Crédit photo : Gallery Momo


Mary Sibande

Mary Sibande vit et travaille à Johannesburg, cette artiste sud-africaine met en scène l’Homme à travers la photographie et la sculpture. Ces médiums lui permettent d’explorer la construction de l’identité dans un contexte post-colonial sud-africain tout en critiquant les représentations stéréotypées des femmes et notamment des femmes africaines dans la société.

 

A reversed retrogress scene. Crédit photo : Gallery Momo

Serge Attukwei Clottey

D’origine Ghanéenne, Serge Attukwei Clottey est connu pour mettre en scène la puissance des objets du quotidien en travaillant l’installation, la photographie et la sculpture. L’artiste s’inspire de ses histoires personnelles souvient liées au commerce et à la migration. Basé à Accra, l’artiste est à l’origine du concept artistique Afrogallonism, qui commente la consommation dans l’Afrique moderne par la transformation de containers jaunes.

 

Serge Attukwei Clottey. Crédit photo : Gallery 1957

Sandi Zulu

Sandi Zulu réunit les matières rurales et les débris des villes pour créer des images uniques et abstraites. Surnommé l’explorateur visuel, l’artiste sud-africain est marqué par une approche expérimentale. En étudiant l’interdépendance visuelle et physique, ses oeuvres expriment son intérêt pour la biologie, la botanique, la philosophie et l’histoire.

 

Sandile-Zulu. Fire Water Air and Earth on canvas. Crédit photo : Smac Gallery

 

Jackie Karuti

Jackie Karuti, née à Nairobi au Kenya, explore les thèmes de la mort, de la sexualité, de l’espace et de la culture urbaine avec l’aide des nouveaux médias par des installations combinant vidéo et techniques mixtes. Son récent travail Sanctuary City + To Our Glorious Dead a mis l’accent sur la crise des réfugiés.

 

From the series : There are Worlds Out There They Never Told You About. Crédit photo : Circle Art Agency

Nous souhaitons le plus grand succès à cette belle foire !

 

 

Pour en savoir plus :

Lisez les 10 choses à ne pas manquer lors de la foire :

http://www.capetownartfair.co.za/10-things/

 

 

 

X