La Biennale de Venise, aux couleurs de l’Afrique

La Biennale de Venise est sans aucun doute un évènement international majeur dans le monde de l’art contemporain. L’édition ouvre ses portes, du 9 mai au 22 novembre, sous la curation de Christine Macel. Le magazine 10and5 a sélectionné pour vous 8 artistes à (re)découvrir.

 

Abdoulaye Konaté – Mali

Abdoulaye Konate – Brésil 1 Guarani – 2015.

L’artiste, basé à Bamako, travaille autour d’installations à base de textile de son pays. Les tissus tissés et teints sont cousus dans des compositions abstraites, qui honorent la tradition de l’Afrique de l’Ouest. Sa démarche artistique explore les questions environnementales et sociopolitiques affectant le Mali et au-delà de ses frontières. La guerre, la religion, la globalisation, la lutte du pouvoir, les changements écologiques et le SIDA sont des thèmes abordés par l’artiste.

Abdoulaye présente son œuvre Brésil (Guarani) lors de l’exposition principale de la biennale, « Viva Arte Viva ». Sur une installation de 7 mètres, l’artiste réunit les similitudes culturelles entre le peuple Guarini et les tribus maliennes.

 

Hassan Khan – Égypte

Il fait partie des artistes les plus jeunes de cette Biennale. Exposé au pavillon de l’Égypte, l’artiste britannique, basé au Caire, travaille autour du son, de la vidéo, de la chorégraphie et de la performance. Il s’inspire de ses expériences vécues durant son enfance dans la bouillonnante ville du Caire pour créer des travaux conceptuels, construisant des récits autour des citoyens de la ville, de ses traits et phénomènes.

 

Moataz Nasr – Égypte

Lui aussi est exposé au pavillon de l’Égypte. L’exposition primée de l’artiste, This Too Shall Pass, se concentre sur le symbolisme qui intègre des commentaires sociaux. Sa démarche varie entre installation, vidéo et sculpture, comme de peintures. Le besoin de maintenir une connexion avec son pays d’origine est la principale thématique de son art. Au-delà de l’Égypte, Moataz s’efforce de retranscrire les tourments qui affectent le continent.

 

Victor Ehikhamenor – Nigéria

Né à Udomi-Uwessan au Nigéria, Victor Ehikhamenor est un artiste et écrivain récompensé. Sa démarche artistique mêle peinture, dessin, photographie, sculpture, installation et aussi un travail unique de perforations sur papier. Son art reflète les traditions spirituelles, qui ont imprégné son éducation entre catholicisme et religion traditionnelle Edo.

Ehikhamenor présente, au pavillon nigérian, The Biography of the Forgotten. Une œuvre à grande échelle, fusionnant des formes abstraites avec une sculpture traditionnelle inspirée de l’art classique du Bénin, exprimant les conséquences du colonialisme sur le patrimoine culturel.

 

Peju Alatise – Nigéria

 

Peju Alatise – Flying Girls – 2017 – Credit: pejualatise.com

Artiste pluridisciplinaire, Peju Alatise est membre du Smithsonian Institute of African Art. Ce poète adresse les questions de genre, de race, de politique et de culture dans sa démarche et confronte les problèmes sociétaux, que rencontrent les femmes dans les pays en développement.

Les références à la religion Yoruba sont identifiables tout au long de son travail pour commémorer son héritage ethnique. Son œuvre Flying Girls donne vie à huit filles ailées à taille humaine. Peju Alatise s’inspire d’une jeune fille de 10 ans, travaillant comme femme de ménage à Lagos, s’imaginant une réalité où elle serait libre de voler.

 

Qudus Onikeku – Nigéria

Qudus Onikeku choisit la chorégraphie et la dance pour s’exprimer. Son style s’apparente à une fusion entre danses, acrobaties s’inspirant de la philosophie traditionnelle Yoruba.

Qudus Onikeku expose Right Here, Right Now, une trilogie de films. Son travail est une enquête sur la mécanique de la mémoire du corps et sa relation avec la conscience nationale.

 

Younes Rahmoun – Maroc

 

Younes Rahmoun – Markib Misbah – Imane Fares gallery, Paris, France.

Younes Rahmoun représente le Maroc. Son art englobe installation, dessin, nouvelles technologies et multimédia. Son travail est issu d’une recherche personnelle sur la signification de la vie, qui conduit à une histoire plus large de spiritualité et beaucoup plus universelle.

 

Dana Whabira – Zimbabwe

Aussi bien architecte que artiste, Dana Whabira adopte une approche multidisciplinaire au travers d’installation, d’intervention spatiale, de peinture sculpturale et de photographie. Cette artiste dirige son regard vers l’actualité, la littérature, la philosophie et le théâtre, véritable source d’inspiration.

 

Source : http://bit.ly/2qhbULm

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