Le Samedi 30 septembre 2017, Arts Design Africa expose ses artistes lors de l’évènement culturel Africa is Calling You.

Conférences, workshops, expositions ainsi des sets acoustiques, DJ, viendront rythmer ces journées, hautes en couleur, qui mettent à l’honneur l’Afrique Nouvelle.

Venez découvrir les artistes exposés :

LES ARTISTES

Beya Gacha Gille

Beya Gille Gacha aime à présenter sa démarche comme celle d’un art métis, inspiré depuis l’enfance par une famille nombreuse, multiculturelle et nomade. Elle réalise principalement du volume ; utilisant le moulage et chinant/recyclant des objets, elle crée des sculptures et des installations abordant des thèmes sociaux et sociétaux. Elle questionne généralement l’identité, mais également le fait d’être une femme dans le monde qui l’entoure.

Elle s’inspire de l’histoire de l’art, des cultures du monde et de l’actualité internationale, et développe ainsi une iconographie qu’elle qualifie de métisse. C’est une hypersensible qui ne conçoit la création comme sincèrement utile que lorsqu’elle est engagée. Actuellement, elle aborde d’une manière contemporaine et personnelle le perlage, technique ancestrale de différentes cultures d’Afrique (dont on retrouve les plus beaux savoir-faire du continent dans le livre « Perles : couleurs d’Afrique »). Elle a été inspirée plus particulièrement par les productions artisanales Bamiléké, ethnie de l’ouest Cameroun à laquelle elle appartient.

En utilisant les perles, symboles de richesse, comme épiderme de ses sculptures, elle souhaite défendre le fait que chaque être humain a une valeur. Elle travaille également sur des courts métrages et des photographies, qui sont en lien avec ses sculptures, et réalise ainsi des installations traitant du sujet choisi sous plusieurs angles.

Henri Abraham Univers

Henri Abraham GUIRMA « Univers » est un artiste peintre franco-burkinabé, né à Paris en 1974, d’une mère française (normande) et d’un père burkinabé (mossi). Peintre autodidacte, il a évolué depuis sa tendre enfance dans l’ambiance artistique: la musique, le modelage, la peinture… Ayant grandi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, il s’est imprégné d’un environnement multiculturel qui, par la suite, a directement influencé sa peinture.

« Je suis africain, c’est la terre qui m’a vu grandir. Mes images d’enfance c’est cette terre. Je suis inspiré par beaucoup de chose, mais j’y retourne toujours ».

Bien que l’Afrique soit la source principale d’inspiration pour ses œuvres, elle ne l’est pas exclusivement il trouve sa quête dans tout et dans les multiples et différents régions du monde qu’il a pu visiter: l’Europe, l’Asie, l’Amérique… Henri Abraham Univers est un artiste dont le métissage est tout autant culturel que graphique. « Je ne peins pas pour décorer. J’essaye toujours d’avoir un message. J’exprime une réalité, et c’est là où j’ai plus d’affinité avec le côté chaleureux et vibrant de l’Afrique ».

Diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français à Paris, c’est finalement la peinture qui a pris le dessus. Il s’est vite rendu compte qu’il était plus facile pour lui de s’exprimer avec une toile et un pinceau. C’était le mode le plus instinctif et naturel, bien plus que de travailler sur un projet cinématographique.

Après un passage à New York, puis Ouagadougou et Paris, il s’installe en 2010 à Londres. Il se consacre à sa passion à temps plein à partir de 2012. En 2014, il a eu le bonheur et l’honneur d’avoir été sélectionné pour exposer à la prestigieuse Summer Exhibition de la Royal Academy of Arts à Londres. En 2015, il retourne en France et s’installe à Bordeaux où il vit et travaille actuellement.

Anissa Lalahoum 

Lalahoum née le 8 janvier 1980 à Montreuil, en région parisienne. A 5 ans, ses parents décident de retourner en Algérie, où elle découvre la langue arabe. En 1991 à l’aube de la guerre civile, elle rentre à Paris avec sa famille. Lalahoum travaillera durant 15 ans dans le monde bancaire en attendant sa première exposition à l’Unesco en 2015 qui la révèlera au grand public. L’artiste vit et travaille dans son atelier en région parisienne.

Lalahoum est le deuxième prénom de l’artiste, qui a pour homonyme une figure historique méconnue de l’Algérie du XVII siècle : Lala Lalahoum. Les deux femmes ont en commun une spiritualité affirmée, plus étonnant encore elles se dévoilent au grand public en même temps. Calligraphe abstraite, le travail de Lalahoum est sublimé lors de rencontres inattendues : avec un calligraphe chinois au Festival des musiques sacrées de paris ; lors d’une performance live painting avec une chanteuse japonaise néo- traditionnelle à Dubaï, ou encore son exposition en conscience au centre culturel Algérien avec une artiste travaillant ses toiles avec des matériaux de recyclage. Elle multiplie les expérimentations à travers ses rencontres, proposant une universalité transculturelles.

Lalahoum porte une attention particulière au Partage des Connaissances, à l’Education Alternative et utilise l’expression artistique dans ces deux domaines.

Selmen Nahdi 

C’est un 16 mai (1966) que débute la révolution culturelle en Chine, un 16 mai (1717) que Voltaire est envoyé à la Bastille, un 16 mai (1983) que Michael Jackson exécute pour la première fois le moonwalk et un 16 mai (1987) que Selmen Nahdi voit le jour, à Béjà, dans le Nord-Ouest de la Tunisie. Selmen y fait ses premiers pas, aussi bien dans le salon familial que dans les gribouillages. Il ne sait pas encore parler qu’il sait déjà tenir son «premier feutre rouge sans bouchon et en fin de vie», offert généreusement par «un grand cousin». 

Puis il grandit, et son talent aussi. En 2005, il s’envole pour Paris, où il obtient rapidement un bac professionnel Infographie et métiers d’’art. Il se lance par la suite dans une première formation en maquillage professionnel spécialisé en effets spéciaux, et une deuxième en design. Diplômes en poche, il plonge dans l’univers de la publicité, en faisant un détour par le département communication du ministère de l’intérieur français, puis par l’agence AtchUm, et l’agence Alinéa à Paris. Cela va durer 5 ans. Il s’épanouit, mais pas assez.

L’appel du pinceau le rattrape. Selmen décide alors de rentrer à Tunis, quelques mois après, c’est la Révolution. Lui, qui refuse le qualificatif de «jeune activiste», estimant que sa contribution est la même que tout jeune de sa génération, se distinguera tout de même par ses publications de caricatures grinçantes et percutantes, prenant parfois des risques dans un pays où la liberté d’’expression peinait encore à s’imposer. Ses œuvres, reprises par de nombreux médias, à l’instar de «Jeune Afrique», lui ont valu d’être invité à de nombreuses manifestations culturelles, aussi bien en Tunisie qu’à l’’étranger. Il débute donc par des expositions collectives, participant en 2011, au Carnaval des cultures, à Berlin, puis il est appelé pour une performance à l’ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections) où, des dessins censurés et apparus dans la presse le jour des élections, sont exposés. Par la suite, il présente ses travaux en France, l’exposition collective « Le peuple veut », est accueillie à la mairie du 10e arrondissement à Paris, puis à Caen.

En 2012, les dessins de Selmen Nahdi sont exposés au Petit Palais à Paris, à la mairie du 16e, puis du 17e. En parallèle à ses dessins, il peint. Tout le temps, partout. Un de ses tableaux fascine une galeriste, qui lui propose aussitôt, de présenter sa première exposition personnelle. On est en 2014, «Expression S», à la galerie «Ghaya» (Sidi Bou Saïd), remporte un franc succès. A travers des visages aux regards tantôt mystérieux, tantôt suspicieux, parfois évasifs, et toujours profonds, il pousse le spectateur à l’’interrogation. Sa deuxième exposition personnelle, un an plus tard est présentée à l’’espace Culturel Agora (La Marsa) Là encore, visage et corps donnent à voir des fragments de l’’être. Cette fois, explosion de couleurs, coulures, nouvelles matières, sont à l’’image de son cheminement personnel. Une exposition de l’’évolution, où grâce et révolte contenue sont au rendez-vous. Entre temps, il participe régulièrement à des manifestations culturelles et associatives (Ambassade d’Allemagne, Palais Khair-Eddine…) et il crée même une bande dessinée pour enfants, dans le cadre d’’un programme onusien.

ACTUALITE AFRICA IS CALLING YOU

Magazine créé avec Madmagz.

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