Mode is Art est le rendez-vous annuel de 3 volets artistiques : arts visuels, mode et musique. L’ambition, créer une dynamique permettant aux industries culturelles africaines et européennes de travailler en toute harmonie.

Mode is Art existe depuis 2012, pour la première fois ils déposent leurs valises à Paris pour l’édition de 2016, qui s’est tenue le 2 et 3 décembre 2016 à la galerie Joseph dans le 3ème arrondissement.

LES ARTISTES

Fawzi Brachemi

C’est à travers un homme multiculturel que l’on découvre un artiste qui a à cœur de mettre en avant les femmes. Ces femmes, qui sont, source de vie, porteuse de vie, convoitées, et qui font face à leur spiritualité, mais surtout ces femmes sont multiples. Multiples, cet adjectif avec lequel on peut également qualifier les cultures de cet artiste : méditerranéenne, arabo-berbère, maghrébine et africaine. L’artiste s’inscrit dans le ré-enchantement cette Afrique multiple porté par un nombre certains d’artistes africains de la diaspora. C’est face à un monde d’appréhension et d’incompréhension, que Fawzi Brachemi souhaite affirmer son identité africaine, d’avoir sa place dans le monde et d’être Africain dans son sens le plus large et le plus noble.

Evans

L’artiste Designer Evans Mbugua nous vient du Kenya et possède ce sens de la perfection, sens façonné dans le jardin de sa maison natale aux côtés de son père où ce dernier lui enseignait à tailler les plantes et les herbes avec la plus grande régularité dans la coupe.

Dès l’enfance, le dessin l’attire et c’est avec minutie qu’il s’applique à réaliser ses croquis : des portraits de son entourage familial. À 13 ans, lorsqu’il découvre la campagne et les couleurs, sa maison familiale au milieu des oiseaux, notamment des perroquets aux couleurs criardes devient son coin de paradis. Ses œuvres sont principalement réalisées avec une technique mixte : des images, peintes aux couleurs de son enfance au Kenya, par une juxtaposition de points sur du Plexiglas, se superposant aux pictogrammes tels ceux fleurissant dans les villes occidentales. Cette technique est un nouveau langage, le moyen qu’a trouvé l’artiste pour exprimer à travers sa passion, le croisement de ses origines avec l’art contemporain.

YAO

Très tôt, Yao METSOKO est encouragé par sa mère qui lui fait dessiner des images d’iconographie religieuse. D’autres horizons s’ouvrent à l’artiste en herbe qui, après un séjour à Londres, s’installe à Paris en 1985. Il consacre alors beaucoup d’énergie à son travail et opère une synthèse entre ses conceptions mettant en avant des thématiques comme l’esclavage, les femmes, les enfants… avec force, vitalité et engagement.

Yao METSOKO expose alors et participe à de nombreux festivals et salons qui mettent en exergue les métissages culturels et les passerelles. Il a notamment obtenu en 2005 le Premier Prix de modelage à la Première Biennale Internationale de sculpture contemporaine à Nolay (Bourgogne). Cet artiste qui exprime la mémoire des peuples africains, conjugue deux notions apparemment antagonistes, la tradition et la modernité, s’inscrivant dans la lignée des artistes africains contemporains sensibles au sens sous-jacent de la forme, aux engagements sociaux et politiques, et pour lesquels le symbole et le spirituel sont inscrits dans la vie et la pratique artistique. Il n’est donc pas surprenant que Yao METSOKO soit guidé par la quête d’unité entre le visible, l’invisible et l’intériorité qui demeurent des composantes essentielles de sa  recherche. Ses sources d’inspiration et ses thèmes reflètent bien son approche protéiforme : la femme, les mystères de la vie, les mythes ancestraux, la nature humaine.

Miguel Marajo

Miguel Marajo a de multiples origines, né en France en 1963, de parents antillais. Il vit sa jeunesse en Martinique. Il se nourrit de la réflexion omniprésente du syncrétisme culturel en plein essor avec la création du centre culturel du Sermac à Fort-de-France initié par Aimé Césaire. Pendant qu’il intègre à sa conscience la sublimation des composantes de son identité, il participe à plusieurs scénographies pour des pièces d’Aimé Césaire et échange avec lui sur les expositions qu’il réalise avec le GEP Totem. Ce groupe d’expression plastique, qu’il a contribué à fonder est présent sur la scène artistique caribéenne.

Miguel Marajo poursuit ses études à Paris, d’abord diplômé de l’ENSBA, puis de l’Université Paris VIII, il obtient son DEA en arts-plastiques à la Sorbonne.

Très tôt Miguel Marajo a participé à l’immersion d’abord dans les quartiers des différentes communes de la Martinique puis dans les cités de la banlieue parisienne, en questionnant l’authenticité de l’être face à l’aliénation. 

Dès ses débuts, il provoque en dessinant des personnages qu’il appelle “nez-gros-hideux”, plus récemment il utilise dans ses peintures des notices de cosmétiques qu’il détourne. Le plus souvent, il met en avant la sensualité des corps et leurs aspects multiethniques qu’il confronte dans un système qu’il nomme “mécanisme paradoxal”.

Rafiy Okefolahan

 

Rafiy Okefolahan est un autodidacte, né à Porto-Novo, au Bénin. Photographe et artiste plasticien, Rafiy Okefolahan fait principalement de la peinture et des installations. Cet artiste qui préfère travailler dans ce qu’il appelle le « bruit du monde », est un coloriste hors pair intégrant dans ses toiles des matériaux naturels tels le marc de café ou la rouille à des outils traditionnels comme l’huile ou les pigments bruts.

Sa peinture, peuplée de visages, de symboles, de signes et de chiffres, est puissante et chargée de contenu social. Fortement inspirées par l’actualité, ses œuvres sont un moyen de mettre de l’ordre dans le chaos de la vie réelle et de lutter contre l’oubli. Son espace de prédilection, vous l’aurez deviné, il s’agit de la rue.

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